Surface clairière profonde

Annabelle AmorosAnnabelle Amoros,Ban de la roche, 2012

 

L’équipe de la bibliothèque est en train de constituer un fonds qui mettra en dialogue la photographie à la littérature. Cette collection sera mise à la disposition du public dès l’automne 2015, inaugurant ainsi une partie du quatrième étage. Parmi les acquisitions, des livres rares, modernes ou encore originaux. Originale l’est cette collection invisible pull éditée par l’Asphodèle /espace pour l’art à Arles qui a pour leitmotiv de faire rencontrer un auteur et un artiste. Parmi ceux-ci, ce petit livre Surface clairière profonde avec une rencontre de la photographe Annabelle Amoros et l’écrivain Jean-Christophe Bailly. (suite…)

Classé dans: 2.10 Littérature française, VARIA

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Le nez dans le ruisseau

l'Ile de St-Pierre© Jacques Laruelle, L’Ile de St-Pierre, décembre 2014

À la suite d’une rencontre au début des années 2000 entre François Lagarde des éditions Hors Oeil et la réalisatrice Christine Baudillon avec le poète-philosophe Philippe Lacoue-Labarthe (1940-2007), ils se décident à tourner sur les lieux des auteurs qui ont pu compter pour ce dernier et sa pensée. Commence alors « un voyage visionnaire » sur les chemins européens avec Iena pour Hegel, Sils-Maria pour Nietzche, Tübingen pour Hölderlin etc… Manière de chercher des « dormances » mais aussi faire « don d’un poème à travers un film » ; un premier film sera tourné en hommage au poème Andenken de Hölderin écrit entre 1803 et 1805 après un séjour à Bordeaux et un second Entretiens à l’Ile St Pierre où il est question de son hôte le plus célèbre, Jean-Jacques Rousseau. La mort de Philippe Lacoue-Labarthe en 2007 viendra mettre malheureusement un point final à ces pérégrinations intellectuelles. Reste de beaux moments d’échange et d’amitié entre Jean-Christophe Bailly et Philippe Lacoue-Labarthe comme dans l’extrait suivant.  (suite…)

Classé dans: 2.10 Littérature française

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Le 20 janvier

Sylvain Maestraggi

« Peu lui importait le chemin, tantôt montant, tantôt descendant. Il n’éprouvait pas de fatigue, mais seulement il lui était désagréable parfois de ne pas pouvoir marcher sur la tête. Au début il se sentait oppressé, lorsque les pierres se mettaient à rouler, lorsque la forêt grise s’agitait à ses pieds et que le brouillard tantôt engloutissait toutes les formes, tantôt découvrait à demi ces membres gigantesques, il se sentait le cœur serré, il cherchait quelque chose comme des rêves perdus mais il ne trouvait rien. Tout lui paraissait si petit, si proche, si mouillé, il aurait aimé mettre la terre derrière le poêle, il ne comprenait pas comment il lui fallait tant de temps pour dévaler une pente et atteindre un point éloigné ; il pensait devoir tout enjamber en quelques pas. » [1]

(suite…)

Classé dans: 7.10 Littérature allemande, VARIA

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