Quito, avant la pluie

Quito

Paula Parrini, Barrio

Quelques mois après la publication de Terre trois fois maudite de César Ramiro Vasconez narrant les tourments du poète Alfredo Gangotena sous la forme d’un journal apocryphe, les éditions MEET remettent la littérature équatorienne en avant avec Au sud de l’équateur d’Edwin Madrid ; une littérature peu connue ou reconnue faute peut-être de n’avoir eu un véritable écrivain-éclaireur qui se serait inscrit dans le boom latino-américain des années soixante-dix comme ses voisins péruviens et colombiens. Il en est resté une littérature que l’on taxe un peu rapidement d’indigénisme. Son auteur le plus représentatif internationalement fut Jorge Icaza (1906-1978) et son célèbre Huasipungo (1934). (suite…)

Classé dans: 4.81 Littérature équatorienne

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L’œuvre-monde de Mario Vargas Llosa

Llosa

Stuart Franklin, At the Malecon in Miraflores, 2007

C’est probablement son rêve d’étudiant liménien qui se réalise pour Mario Vargas Llosa avec la publication dans la collection de Pléiade d’une partie de son œuvre. Après avoir été lauréat en 2010 du Prix Nobel de littérature, cette prestigieuse édition en deux tomes (c’est lui qui a choisi les romans qui y figurent) offre d’une façon méritée à Mario Vargas Llosa une seconde récompense de choix. Ecrivain acharné – comparé avec affection à un rhinocéros par Julio Cortázar – tant dans le genre romanesque, l’essai ou encore les pièces de théâtre, Mario Vargas Llosa a eu une production ample et singulière. Cette dernière compte aujourd’hui plus d’une trentaine de titres s’affirme comme l’une des plus conséquentes d’Amérique Latine à l’instar de Jorge Luis Borges, Octavio Paz, Julio Cortázar, Gabriel Garcia-Marquez ou encore Carlos Fuentes.

(suite…)

Classé dans: 4.87 Littérature péruvienne

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Images de Valparaiso

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Sergio Larrain, Valparaiso

Si peu à peu le port de Valparaiso a pu perdre de sa superbe suite au percement du canal de Panama, la ville a eu, auparavant, assez de siècles bien à elle pour garder une patine certaine. Une patine faite du soulagement des équipages d’avoir dépassé le terrible Cap Horn, d’une incessante ville-monde goûtant aux marchandises du monde entier et d’écrivains. (suite…)

Classé dans: 4.89 Littérature chilienne, VARIA

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Heureux qui comme Ulysse…

Thierry de Cordier, Mer montée, 2011

 

Un peu de houle et d’océans agités pour cette période estivale. La récente lecture du Bateau-usine de Kobayashi Takiji, témoignage des années vingt sur les conditions de vie des pêcheurs de crabes au large du Kamtchatka nous donne l’occasion de revenir sur quatre autres grands textes autour de cette thématique marine : Ultramarine de Malcolm Lowry, Le Quart de Nikos Kavvadias, Les tribulations de Maqroll le Gabier d’Alvaro Mutis et enfin Le Bateau-fantôme de Traven.  (suite…)

Classé dans: 3.35 Littérature grecque, 3.60 Littérature japonaise, 4.83 Littérature colombienne, 8.10 Littérature anglaise, 8.20 Littérature américaine

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Quimera sur la littérature suisse

Quimera

La revue espagnole Quimera propose pour son numéro de février 2015 un long dossier sur la littérature suisse. S’y trouvent entre autres, les écrivains Roland Buri, Pierre Lepori, Dorothée Elmiger et l’auteur de Faut quitter Schummertal ! Pedro Lenz. Quant à l’édition suisse, elle est mise en avant avec un entretien de Caroline Coutau des Editions Zoé.

Le sommaire plus détaillé ici

La revue est disponible dans notre espace presse

Classé dans: 2.30 Littérature suisse de langue française, 4.10 Littérature espagnole, 6.20 Littérature suisse de langue italienne, 7.30 Littérature suisse de langue allemande

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Voces / Voix

Maison Porchia© Ángel Ros, La dernière maison d’Antonio Porchia dans le quartier de Los Olivos, Calle Malaver 1647

Nous allions lui rendre visite dans des maisons chaque fois plus petites, après qu’il dut vendre celle qu’il avait héritée de son frère et en acheter une plus modeste et plus éloignée du centre, pour survivre un temps avec la différence. Mais on y voyait toujours les tableaux que lui avaient donnés leurs auteurs, parmi lesquels certains des plus côtés de la peinture argentine de ce siècle (Potorutti, Victorica, Quinquela Martín, Castagnino, Soldi, Butler, Forner etc.). (suite…)

Classé dans: 4.80 Littérature argentine

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Eloge de l’ombre

OmbreAnonym, Werbebild für Blow-Up, 1966, Silbergelatine-Abzug, 20.7 x 25.4 cm
Courtesy Philippe Garner © Neue Visionen Filmverleih GmbH/Turner Entertainment Co.- A Warner Bros. Entertainment Company. All rights reserved.

Paris devient Londres, l’Île de la Cité Maryon Park, la belle femme blonde surprise par le photographe reste une belle femme blonde et le narrateur ne sait toujours pas s’il doit raconter son histoire à « la première ou à la deuxième personne du singulier, ou à la troisième du pluriel, ou en inventant au fur et à mesure des formes nouvelles ». (suite…)

Classé dans: 4.80 Littérature argentine

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Ver Parra creer

Nicanor Parra©  Nicanor Parra, De « Obras públicas »

 

En 1954, la publication de Poemas y antipoemas  de Nicanor Parra (1914), marque un avant et un après dans la poésie latino-américaine. Avec le poète chilien, « les dieux descendent de leur Olympe » et la poésie se démocratise – à l’image du folk de sa sœur Violeta. Depuis ses premiers écrits, Parra sera en verve et contre tous (La politique, la poésie établie, Neruda, Huidobro etc…). (suite…)

Classé dans: 4.89 Littérature chilienne

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L’avant boom : 1959-1967

Julian DavalosJulian Davalos, bicicleta, 2010

 

En une demi-douzaine d’années, cinq longues nouvelles ou si l’on préfère de courts romans redéfinissent en profondeur la littérature latino-américaine : L’homme à l’affût de Julio Cortázar (1959), Pas de lettre pour le colonel de Gabriel Garcia Marquez (1961),  Aura de Carlos Fuentes (1962) , Ce lieu sans limite de José Donoso (1966) et Les chiots de Mario Vargas Llosa (1967). La même année, avec le succès fulgurant de Cent ans de solitude de Gabriel García Márquez, c’est l’annonce médiatique de ce « renouveau » estampillé du nom de boom. Ces cinq récits tous parfaits – tant dans leur forme que dans les thèmes ambitieux qu’ils développent – ne sont pas considérés comme les grands œuvres de leurs auteurs (Marelle, Cent ans de solitude, La Mort d’Artemio Cruz, L’obscène oiseau de la nuit et Conversation à la cathédrale) mais ils ont le mérite d’en contenir les germes. (suite…)

Classé dans: 4.70 Littérature mexicaine, 4.80 Littérature argentine, 4.83 Littérature colombienne, 4.87 Littérature péruvienne, 4.89 Littérature chilienne

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Au Mali, je crois

Au Mali

Pour une fois la sempiternelle estampille du « réalisme magique » pourrait signifier quelque chose avec les récits du nicaraguayen Rodrigo Rey Rosa. Une magie, certes, mais particulière : celle à coup de pilules artificielles comme dans son dernier roman, Les sourds. Pour le réel, c’est celui du Guatemala, devenu au fil des années l’un des pays les plus violents du monde. (suite…)

Classé dans: 4.71 Littérature guatémaltèque

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