Au nord du futur

el manon

© Ma. del Rayo Reyes Osorio

Parmi les premiers écrivains accueillis en résidence à la Fondation Jan Michalski, le poète français Christophe Manon nous fit l’amitié de lire un extrait de son recueil Au nord du futur, paru l’année dernière aux éditions Nous. Cette lecture effectuée dans le foyer de la Fondation, servit d’ouverture à l’entretien qu’Yves Di Manno et Eric Giraud eurent le soir du 20 avril sur la poésie américaine.

 

Classé dans: 2.10 Littérature française

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Ces heures d’avant l’aube

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Robert Smithson, 7e déplacement de miroirs dans le Yucatán Mexique, 1969

Guayaquil (Equateur), le 28 août 1991 vers huit heures du soir, l’écrivain américain Moritz Thomsen meurt d’une insuffisance pulmonaire. La nouvelle de sa mort mettra alors plus de trois mois à arriver aux oreilles des journaux littéraires américains comme le San Francisco Chronicle. Paul Theroux écrira « Thomsen est l’un de ces américains doués, inventifs, courageux – l’espèce est rare – dotés d’un solide estomac et d’un sens de l’humour bien noir, qui, quand ils partent, ne sont pas du genre à revenir. Ils ont pris la route et ne la lâchent plus ». L’écrivain-voyageur l’avait lu mais aussi rencontré ; il immortalisera le personnage Thomsen dans un bref et amusant passage de son célèbre Patagonie Express.

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Classé dans: 8.20 Littérature américaine

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Programme Printemps 2017

 

Cycle americain def

Classé dans: 8.20 Littérature américaine

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Le pays des merveilles

Cabane Strindberg

La cabane Strindberg sur l’île de Kymmendö

Les écrits autobiographiques d’August Strindberg (1849-1912) et les milliers de lettres de sa correspondance dressent le portrait d’un écrivain pour qui tous les cadres de la société sont trop étroits et doivent céder sous la pression du monstrueux instinct de vie qui gronde en lui. Pour un homme de ce tonneau-là, la civilisation n’offre aucune pierre où reposer sa tête et ne produit jamais qu’épines et ronces. De là ses perpétuelles errances à travers l’Europe, vingt années durant, sans pouvoir nulle part se fixer, « émigrant à la recherche du travail dans la grande Ville, la foire et l’usine des cerveaux combattants ».

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Classé dans: 7.70 Littérature suédoise

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Esquisses à la plume

Bobk

Publiée aux éditions Phébus en 2015, la relation de voyage Douce France d’Andrzej Bobkowski est de facto une longue partie de son journal En Guerre et en Paix 1940-1944. L’écrivain polonais d’origine autrichienne nous fait le récit d’un périple en vélo qu’il fit pendant les premiers mois de la Blitzkrieg jusqu’à l’occupation effective de la moitié de la France par l’armée allemande en 1940.

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Classé dans: 1.30 Littérature polonaise

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Moelle et essence

McCord

Wynn Bullock, Erosion, 1959

Pour la énième fois, William Gasper, un quasi ermite entreprend l’ascension de la Lune, un sommet « aussi nu qu’un point-virgule » de la Sierra Nevada. Une marche en solitaire qui devient vite prétexte à la résurgence de souvenirs sur la guerre de Corée, un passé trouble de tueur à gage, une apparition fantasmagorique. Tel une arme, le corps de Gasper est fourbi par les pas alignés et la discipline militaire qu’il s’impose pour arriver au sommet. Rien ne devait le faire dévier de cette ascension si ce n’est l’arrivée d’un poursuivant armé – point de bascule du récit d’Howard McCord L’homme qui marchait sur la lune. Peu à peu, ce jeu du chat et de la souris prend la forme d’un espèce de satori apocalyptique. Tout en épure, glacial, sans espoir sur l’être humain, il rappelle les romans rongé jusqu’à l’os de Cormac McCarthy tel Mériden de sang ou encore celui de William Gaddis, Agonie d’agapè. Comme le protagoniste de L’homme qui marchait sur la lune, Howard McCord partage son temps entre la lecture, le tir et la marche. Plus poète que romancier, son roman est une belle incursion dans cette prose qui comble le blanc que la poésie laisse entre «la moelle et l’essence ».

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Classé dans: 8.20 Littérature américaine

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Nevermore

Manet

Edouard Manet, illustration pour Le Corbeau d’Egar Allan Poe, Paris, Richard Lesclide, 1875

Dans les années 1840, Edgar Allan Poe publie l’un de ses plus célèbres poèmes intitulé The Raven, ballade romantique de dix-huit strophes méthodiquement construite de manière à insuffler, par le jeu des rimes intérieures et des allitérations, une extrême musicalité au poème que traverse le cri obsédant, contagieux du corbeau : Nevermore !

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Classé dans: 2.10 Littérature française, 8.20 Littérature américaine

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