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Hamish Fulton, The Wolf, 2011p>


Dans ses écrits, Myriam Wahli s’efforce toujours à nouveau de faire sien l’adage jodorowskien qui dit : « Le seul art qui vaut est celui qui permet de soigner. »
Son premier roman, Venir grand sans virgules, raconte les couches de sens et de valeurs que les adultes badigeonnent sur les gens, les choses, le monde, et dont une enfant se rit, qu’elle reçoit de plein fouet, aussi. Lorsque le père perd son travail, la structure familiale et son système de valeurs s’effritent. Ses thèmes de prédilection sont l’étiolement des structures de tous types auxquelles on s’identifie, ce qui se passe en dehors des normes, l’insatiable besoin d’union avec autrui et le grand tout, les peurs qui freinent, la perte et la possibilité de se recomposer en mosaïque.
L’auteure lit des extraits de trois textes : le roman Venir grand sans virgules, le projet sur lequel elle a travaillé durant sa résidence intitulé La Plaine, et enfin un poème en prose, Frontière Pyjama.

Myriam Wahli est née en 1989 dans le Jura bernois. Parmi ses premiers textes, pour la plupart des nouvelles, sont parus Le poids des poissons perdus (Le Noyau, 2013), Essai sur un vieux (-36° Éditions, 2012) et Petites épiphanies du quotidien (-36° Éditions, 2011). À suivi un roman intitulé Venir grand sans virgules, publié aux Éditions de l’Aire en 2018. La même année, elle a été désignée lauréate de la Bourse Fell-Doriot.